+ L E S E R P E N T R O U G E +
NOTES SUR SAINT GERMAIN DES PRES ET SAINT SULPICE DE PARIS
par
PIERRE FEUGERE
LOUIS SAINT-MAXENT
GASTON DE KOKER

Les examplaires de cet ouvrage sont en vente à :
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PONTOISE,
chez PIERRE FEUGERE
9,
Rue des Cordelliers |
ARGENTEUIL,
chez L. SAINT-MAXENT
53, Bd. Jean Allemanne |
ERMONT,
chez G. DE KOKER
118, Rue de Sannois |
PONTOISE - 17 JANVIER 1967 - 3 FRS
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NOTES SUR SAINT GERMAIN DES PRES ET SAINT SULPICE DE PARIS
par PIERRE FEUGERE, LOUIS SAINT-MAXENT & GASTON DE KOKER Avant de lire les lignes qui suivent,
Au lecteur de daigner se souvenir qu'
" ...après un long sommeil, les mêmes hypothèses
ressucistent, sans doute nous reviennent-elles
avec des vêtements neufs et plus riches , mais
le fond reste le même et le masque nouveau
dont elles s'affublent ne saurait tromper
l'homme de science..."
Abbé Th. MOREUX
Directeur de l'Observatoire
de Bourges, page 10, du li-
vre L'ALCHIMIE MODERNE.
PONTOISE - 17 JANVIER 1967 - 3 FRS
LE SERPENT ROUGE
NOTES SUR SAINT GERMAIN ET SAINT SULPICE DE PARIS
Avant-Propos
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Comme ils sont étranges les maunscrits de cet Ami, grand voyageur de l'inconnu, ils me sont parvenus séparément, pourtant ils forment un tout pour celui qui sait que les couleurs de l'arc-en-ciel donnent l'unité blanche, ou pour l'Artiste qui sous son pinceau, fait des six teintes de sa palette magique, jaillir le noir.
Cet Ami, comment vous le présenter ? Son nom demeura un mystère,mais son nombre est celui d'un sceau célèbre. Comment vous le décrire ? Peut-être comme le nautonnier de l'arche impérissable, impassible comme une colonne sur son roc blanc, scrutant vers le midi, au-delà du roc noir.
Dans mon pélérinage éprouvant, je tentais de me frayer à l'epée une voie à travers la végétation inextricable des bois, je voulais parvenir à la demeure de la BELLE endormie en qui certains poètes voient la REINE d'un royaume disparu. Au désespoir de retrou-ver le chemin, les parchemins de cet Ami furent pourmoi le fil d'Ariane.
Grâce à lui, désormais à pas mesurés et d'un oeil sur, je puis découvrir les soixante-quatre pierres dispersées du cube parfait que les Frères de la BELLE du bois noir échappant à la poursuite des usurpateurs, avaient semées en route quant ils s'enfuirent du Fortblanc.
Rassembler les pierres éparses, oeuvrer de l'équerre et du compas pour les remettre en order régulier, chercher la ligne du méridien en allant de l'Orient à l'Occident, puis regardant du Midi au Nord, enfin en tous senses pour obtenir la solution cherchée, faisant station devant les quatorze pierres marquées d'une croix. Le cercle étant l'anneau et couronne, et lui le diadème de cette REINE du Castel.
Les dalles du pavé mosaïque du lieu sacré pouvaient-être alternativement blanches ou noires, et JESUS, comme ASMODEE observer leurs alignements , ma vue semblait incapable de voir le sommet où demeurait cachée la merveilleuse endormie. N'étant pas HERCULE à la puissance magique, comment déchiffrer les mystérieux symboles gravés par les observateurs du passé. Dans le sanctuaire pourtant le bénitier, fontaine d'amour des croyants redonne mémoire de ces mots : PAR CE SIGNE TU le VAINCRAS.
De celle que je désirais libérer, montaient vers moi les effluves du parfum qui imprégnèrent le sépulchre. Jadis les uns l'avaient nommée : ISIS, reine des sources bienfaisantes, VENEZ A MOI VOUS TOUS QUI SOUFFREZ ET QUI ETES ACCABLES ET JE VOUS SOULAGERAI, d'autres : MADELEINE, au célèbre vase plein d'un baume guérisseur. Les initiés savent son nom véritable : NOTRE DAME DES CROSS.
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J'étais comme les bergers du célèbre peintre POUSSIN, perplexe devant l'enigme :"ET IN ARCADIA EGO..."! La voix du sang allait-elle me rendre l'image d'un passé ancestral. Oui, l'éclair du génie traversa ma pensée. Je revoyais, je comprenais ! Je savais maintenant ce secret fabuleux. Et merveille, lors des sauts des quatre cavaliers, les sabots d'un cheval avaient laissé quattre empreintes sur la pierre, voilà le signe que DELACROIX avait donné dans l'un des trois tableux de la chapelle des Anges. Voilà la septième sentence qu'une main avait tracée : RETIRE MOI DE LA BOUE, QUE JE N'Y RESTE PAS ENFONCE. Deux fois IS, embaumeuse et embaumée, vase miracle de l'éternelle Dame Blanche des Légendes.
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Commencé dans les ténèbres, mon voyage ne pouvait s'achever qu'en Lumière. A la fenêtre de la maison ruinée, je contemplais à travers les arbres dépouillés par l'automme le sommet de la montagne.
La croix de crète se détachait sous le soleil du midi, elle était la quatorzième et la plus grande de toutes avec ses 35 centimètres! Me voici donc à mon tour cavalier sur le coursier divin chevauchant l'abîme.
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Vision céleste pour celui qui me souvient des quatres oeuvres de Em. SIGNOL autour de la ligne du Méridien, au choeur même du sanctuaire d'où rayonne cette source d'amour des uns pour les autres, je pivote sur moi-même passant du regard la rose du P à celle de l'S, puis de l'S au P ... et la spirale dans mon esprit devenant comme un poulpe monstrueux expulsant son encre, les ténèbres absorbent la lumière, j'ai le vertige et je porte ma main à ma bouche mordant instinctivement ma paume, peut-être comme OLIER dans son cerceuil. Malédiction, je comprends la vérité, IL EST PASSE, mais lui aussi en faisant LE BIEN, ainsi que xxxxxxxx CELUI de la tombe fleurie . Mais combien ont saccagé la MAISON, ne laissant que des cadavres embaumés et nombres de métaux qu'ils n'avaient pu emporter. Quel étrange mystère recèle le nouveau temple de SALOMON édifié par les enfants de Saint VINCENT.
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Maudissant les profanateurs dans leurs cendres et ceux qui vivent sur leurs traces, sortant de l'abîme où j'étais plongé en accomplissant le geste d'horreur: " Voici la preuve que du sceau de SALOMON je connais le secret, que xxxxxxxxxxx de cette REINE j'ai visité les demeures cachées. " A ceci, Ami Lecteur, garde toi d'ajouter ou de retrancher un iota ... médite, Médite encore, le vil plomb de mon écrit xxxx contient peut-être l'or le plus pur.
Revenant alors à la blanche coline, le ciel ayant ouvert ses vannes, il me sembla près de moi sentir une présence, les pieds dans l'eau comme celui qui vient de recevoir la marque du baptème, me retournant vers l'est, face à moi je vis déroulant sans fin ses anneaux, l'énorme SERPENT ROUGE cité dans les parchemins, salée et amère, l'énorme bête déchainée devint au pied de ce mont blanc, rouge en colère.
Mon émotion fut grande, "RETIRE MOI DE LA BOUE" disais-je, et mon réveil fut immédiat. J'ai omis de vous dire en effet que c'était un songe que j'avais fait ce 17 JANVIER, fête de Saint SULPICE. Par la suite mon trouble persitant, j'ai voulu après réflexions d'usage vous le relater un conte de PERRAULT. Voici donc Ami Lecteur, dans les pages qui suivent le résultat d'un rêve m'ayant bercé dans le monde de l'étrange à l'inconnu. A celui qui PASSE de FAIRE LE BIEN !
Octobre 1966
l'Auteur,
LOUIS SAINT-MAXENT
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